Un data center consomme de l'énergie — c'est un fait, pas un argument marketing. Notre rôle est de concevoir des sites aussi sobres que possible : par leur taille, leur implantation, leur refroidissement et le mix électrique qui les alimente.
Avant d'ajouter la moindre technologie de refroidissement, le modèle même de Citadellys réduit une partie de l'empreinte environnementale — par construction, pas par compensation.
Nous privilégions des locaux industriels ou des bâtiments d'activité déjà construits plutôt que des constructions neuves — moins de béton et d'acier neufs, donc moins de carbone incorporé dès le départ.
Nous ne construisons une capacité qu'une fois des engagements clients (LOI) obtenus. Pas de surcapacité spéculative qui immobilise énergie grise et matériaux pour rien.
Des sites plus petits et distribués rapprochent le calcul de ses utilisateurs, réduisent les distances de transport de données et permettent plus facilement de valoriser la chaleur produite localement.
Le refroidissement représente historiquement une part importante de la consommation électrique d'un data center. C'est le levier technologique sur lequel nous concentrons le plus d'efforts de conception.
Utiliser directement l'air extérieur pour refroidir les salles, sans recourir à des groupes frigorifiques, dès que la température ambiante le permet — fréquent en France une grande partie de l'année.
Pour les charges denses (GPU, calcul IA), le liquide conduit la chaleur bien plus efficacement que l'air : refroidissement direct-sur-puce ou immersion pour des racks haute densité, avec une consommation électrique réduite.
Cloisonnement des allées chaudes et froides pour éviter le mélange des flux d'air, et fonctionnement à des températures de consigne plus élevées (recommandations ASHRAE), qui réduisent d'autant le travail de refroidissement.
Un data center produit de la chaleur en continu. Un grand campus isolé loin de tout consommateur a peu d'occasions de la valoriser. Un site edge, implanté au cœur d'un territoire, est en revanche à proximité immédiate d'usages potentiels : réseau de chaleur urbain, serres, bâtiments tertiaires ou industriels voisins.
Nous étudions cette possibilité dès la phase de sélection du site, sans en faire une promesse universelle : elle dépend de la présence d'un consommateur de chaleur à proximité, projet par projet.
La proximité n'est pas seulement un avantage de latence — c'est aussi ce qui rend la valorisation de la chaleur concrètement possible.
Le lieu d'implantation compte autant que la technologie embarquée. La France dispose d'un des mix électriques les moins carbonés d'Europe, porté par le nucléaire, l'hydraulique et une part croissante de renouvelables — un atout structurel dont bénéficie tout data center implanté sur le territoire, avant même toute optimisation technique.
Un data center consomme de l'énergie et, selon les technologies, de l'eau — le refroidissement évaporatif réduit la facture électrique mais implique une consommation d'eau que nous mettons en balance avec les solutions liquides et l'air extérieur selon chaque site. Nous ne revendiquons aucune certification ou label avant de les avoir effectivement obtenus, et nous documenterons les performances réelles de nos sites (PUE mesuré, sources d'énergie) au fur et à mesure de leur mise en exploitation plutôt que d'annoncer des chiffres avant construction.
Collectivités, acteurs publics, entreprises engagées dans une démarche RSE — parlons de vos critères et de la manière dont nous les intégrons dès la conception.
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